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EDITORIAL Janvier 2008
Evoluer : oui, mais avec vous...
Boris Cyrulnik, un de nos grands penseurs du 21ème siècle dit que :
« L’évolution ne connaît pas la marche arrière. »
Des mots simples et directs , un de ces adages à inscrire dans toutes les entreprises humaines. Ces mots sont d’autant plus forts s’ils s’adressent à des femmes, des hommes, des individualités, des intelligences, des compétences, alliés et unis dans des missions tournées vers « l’autre ».
Depuis maintenant plusieurs décennies, les dirigeants de l’UPPC ont voulu cela avec des démarches, des implications parfois différentes, certes, mais toujours avec le même leitmotiv : réfléchir, soutenir, informer, agir.
Evoluer n’est pas chose évidente.
Evoluer est intimement lié à la délicate capacité à reconnaître et utiliser les critiques.
Evoluer ne peut se faire sans liberté d’essayer...
Et essayer, c’est prendre le risque de se tromper...
Certes les idées foisonnent... Pourquoi ne pas entreprendre ou s’associer à une journée internationale du SAOS regroupant diverses associations amies implantées en Allemagne, en Suisse, en Belgique? Pourquoi ne pas être présent lors de congrès de professionnels, tels ceux de la route par exemple, interpellés par notre maladie? Pourquoi ne pas solliciter et provoquer une grande rencontre médiatisée entre endocrinologues, diabétologues, nutritionnistes, cardiologues, psychologues, pneumologues, neurologues, médecins généralistes autour du thème du SAOS? L’UPPC permettrait ainsi la mise en place d’une passerelle entre spécialistes au bénéfice d’une population sensible...
Entre les intentions et les réalisations le chemin s’avère parfois fort tortueux...
Alors l’association UPPC doit-elle oser l’insécurité sous jacente à toute tendance progressiste ou doit-elle choisir le confortable ronronnement de l’acquis? Réel dilemme, car le choix d’un président, d’un bureau, d’un comité directeur se doit d’être compris, accepté, puis porté par ceux qui sont, qui font l’association : les membres de l’UPPC. Il nous faut être réaliste, pour faire de ses idées des réalités l’UPPC manque encore d’un nombre conséquent de bénévoles engagés. L’envie de faire est, quant à elle, bien vivante.
Si les missions restent solidement inébranlables, les moyens d’y parvenir, les outils pour les rendre lisibles et efficaces méritent, eux, une constante remise en question.
Lors des réunions du comité directeur de l’UPPC, des idées se confrontent, parfois s’affrontent avec toujours le même souci : répondre à notre rôle d’informer, de répondre à un besoin venant tant des membres de l’UPPC que de ceux qui découvrent leur maladie. Et cela se fait, parfois, avec de nombreuses questions, interrogations. Nos tâches se multiplient car le SAOS est de plus en plus détecté et donc appelé à être soigné. Nous avons notre rôle dans cette lutte pour la santé publique. Grâce à un travail de contacts réguliers, grâce à nos actions (conférences, permanences, site internet...). nous avons obtenu la reconnaissance de partenaires solides. L’aide des prestataires, des prescripteurs, des fabricants est indispensable, elle ne peut cependant révéler toute son efficacité que par le biais des bénévoles de l’UPPC.
Ils sont l’âme, l’essence de l’UPPC.
L’UPPC veut poursuivre son cheminement, son évolution. Cela n’est possible qu’avec le soutien et la confiance de ses membres.
Et si vous tentiez l’engagement? C’est un pas à franchir... il est aussi riche pour ceux qui donnent, que pour ceux qui reçoivent.
| Jean-Marie ZIPPER            |
Eugène ISSENHUTH            |
| Vice-Président            |
Président            |
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