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(Foire Aux Questions)
Questions et réponses au sujet de la Pression Positive Continue
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L’apnée du sommeil en général

L’apnée du sommeil en particulier

 

 

L’apnée du sommeil en général

 

 

Question : Peut-on arrêter un jour le traitement ? (la sortie du traitement)
Réponse : Ne pas arrêter le traitement sans l'avis du médecin prescripteur. Les causes exactes de l'apnée ne sont pas connues. Actuellement seule la perte de poids pour ceux qui ont une surcharge pondérale peut éventuellement permettre l'arrêt du traitement.

Question : Y a-t-il d'autres solutions que l'appareil pour traiter les apnées ?

Réponse : Même le professeur CHABROL convient que le seul traitement efficace est celui par la PPC (Pression Positive Continue).

Question : On parle parfois d'apnées centrales ?
Réponse : Dans ce cas, il s'agit d'un mécanisme différent. Les muscles respiratoires s'arrêtent de fonctionner, il y a une mauvaise commande du cerveau. Parfois, le patient ne fait que des apnées centrales. La solution : aussi la Pression Positive Continue, mais les difficultés du traitement sont plus importantes.

Question : Y a-t-il un risque d'avoir des accidents cardiaques à cause des appareils ?

Réponse : S'il y a un accident cardiaque, il y a d'autres causes que l'apnée : ce peut être le cholestérol, le diabète….. Si on est traité pour l'apnée avec la PPC, on peut se considérer comme n'ayant pas d'apnée du sommeil.

Question : le cœur souffre avec les apnées, il devient plus gros, il s'épaissit. Le traitement par la PPC, peut-il améliorer l'état du cœur ?

Réponse : le cœur peut récupérer en partie. Le traitement peut améliorer mais pas faire disparaître complètement les séquelles. Les conséquences sont irréversibles si on a trop tardé.

Question : quelles solutions quand le nez " coule " ?

Réponse : Les ennuis nasaux trouvent leur solution dans 90 % des cas par l'utilisateur d'un humidificateur chauffant. Dans les 10% de cas, il convient de se tourner vers une approche médicamenteuse. Attention pour les essences balsamiques, on peut les retrouver au fond des poumons. Pour le traitement nasal en cas de rhinites, il convient de s'adresser pour l'analyse à l' ORL. S'il est question d'allergie : l'ORL prescrira un traitement anti-allergique de complément.

Question : N'y a-t-il pas de médicaments contre l'apnée ?

Réponse : pas actuellement.
Un exemple, il y a deux ans, un médicament était testé sur l'animal, le médicament agissait sur le cerveau. Une étude a été entreprise à Grenoble, sur l'homme. Deux groupes ont été constitués : un groupe placebo et un groupe réel. On n'a pas dépassé le stade des études préliminaires car cela n'a pas fonctionné. (les médicaments devaient modifier la forme du sommeil avec suppression du sommeil paradoxal !).

Question : Peut-on arrêter le traitement pendant un certain temps (durant les vacances) ?

Réponse : Si on arrête la PPC, les premières nuits on fait moins d'apnées. Il y a comme un effet rémanent. C'est vrai pour certains patients, pas pour tous les patients. Mais après une ou deux semaines, cela revient, le ronflement se réinstalle comme avant. D'autres, dès la première nuit sans PPC, ils ronflent.

Question : Quelle est l'importance du poids comme facteur du Syndrome des Apnées Obstructives du Sommeil ?
Réponse : La constatation suivante donne déjà une réponse : 70 % des personnes atteintes du Syndrome d'Apnées Obstructives du Sommeil sont obèses. Cela signifie qu'ils ont un Indice de Masse Corporelle (IMC) au moins égal à 30. La normale : l'indice se situe entre 19-24. Entre 25 - 30 : il y a surpoids. On obtient l'IMC en divisant son poids (en kilogrammes) par sa taille au carré (en mètre) : exemple : un homme de 90 kilogrammes mesurant 1,80 mètres a un IMC de : 90 divisé par (1,80 x 1,80) = 27,77 . Il est en surpoids. Gare à l'obésité !

Question : Pourquoi certains patients ont une prise en charge de la sécurité sociale à 100 % ?
Réponse : Une liste de 30 affections permet l'exonération du ticket modérateur. Le Syndrome d'Apnées Obstructives du Sommeil (SAOS) ne figure pas sur cette liste. Parmi ces affections est mentionnée " l'insuffisance respiratoire chronique grave ". A priori, le SAOS n'est pas une insuffisante respiratoire chronique grave, donc n'est pas exonéré du ticket modérateur. Si, d'autre part, le patient souffre d'une maladie coronaire grave et si le SAOS est un facteur de risque de la maladie coronarienne, dans ces cas , il peut y avoir exonération du ticket modérateur.

L’apnée du sommeil en particulier

Permis de conduire

Question : Un chauffeur de poids lourd nous a contacté : le médecin du travail lui refuse d'exercer son métier parce qu'il est apnéique ! Ce même dilemme peut se poser lors de l'obtention ou du renouvellement d'un permis de conduire.
Réponse : Que dit la réglementation ?
Le texte de référence est une Directive Européenne du 29 juillet 1991, relative au permis de conduire et qui pose le principe suivant : " En règle générale, le permis de conduire ne doit être ni délivré, ni renouvelé à tout candidat ou conducteur atteint d'une affection ….susceptible de constituer ou d'entraîner une incapacité fonctionnelle de nature à compromettre la sécurité routière lors de la conduite d'un véhicule à moteur, sauf si la demande est appuyée par un avis médical autorisé et sous réserve, si besoin est, d'un contrôle médical régulier ".
L'arrêté du 7 mai 1997 introduit cette réglementation dans le droit français. Les apnées du sommeil sont nommément désignées. " Elles sont en principe une contre-indication à la conduite de tout véhicule ". L'avis du spécialiste est nécessaire.
L'arrêté fait une distinction entre :

  • Un groupe léger : le permis de catégorie A et B pour lequel il y a une " Compatibilité temporaire : l'état de vigilance, le suivi médical et les résultats thérapeutiques seront appréciés par la commission médicale ".
  • Un groupe lourd : le permis de catégorie C et D pour lequel il y a une " Incompatibilité, sauf cas très particulier, où le suivi et le bilan médical de contrôle confirment une amélioration certaine (pour bénéficier d') une compatibilité temporaire ".

Qu'elle en est l'application ?
Si les textes sont bien définis, leur application, à ce jour, est aléatoire. Nous avons contacté des Compagnies d'Assurances. La réponse d'une grande compagnie : " Votre question devait être soumise à l'appréciation de nos services juridiques. Malheureusement ils n'ont pas véritablement pu se prononcer sur le fond.
Par contre, au regard de l'assurance, les choses sont sommes toute assez simples : nous n'assurons jamais les dommages " survenus lorsqu'au moment de l'accident, le conducteur….n'est pas titulaire de certificats en état de validité vis-à-vis des normes de la réglementation en vigueur pour la conduite du véhicule ".
A contrario, la garantie est acquise à ce titre dans les autres cas.
Par ailleurs, j'ai noté pour ma part, selon l'arrêté du 7 mai 1997, que les pathologies du sommeil entraînent, en principe, une contre-indication à la conduite de tout véhicule. Cette stipulation n'est pas des plus explicite… ". Si aujourd'hui les textes disponibles ne sont pas appliqués dans toute leur rigueur, qu'en sera-t-il demain ?
D'après des projets confirmés, nous seront appelés, à partir d'un certain âge, à passer régulièrement des contrôles médicaux pour sauvegarder la validité de notre permis de conduire, nous serons alors tous directement concernés par ces textes. Les personnes faisant des apnées du sommeil ne sont pas les seules à être visées par cette réglementation. Les diabétiques et les personnes souffrant d'affections cardio-vasculaires ne sont pas oubliées. Ainsi par exemple, pour le permis A et B : " D'une manière générale, le permis de conduire ne doit être ni délivré ni renouvelé à tout candidat ou conducteur atteint d'angor survenant au repos ou à l'émotion. La délivrance ou le renouvellement d'un permis de conduire à tout candidat ou conducteur ayant présenté un infarctus du myocarde est subordonné à un avis médical autorisé et, si nécessaire, à un contrôle médical régulier ". Si nous pouvons donner un conseil à nos adhérents : il importe de suivre parfaitement le traitement proposé, d'accepter les contrôles de nos appareils par les prestataires (ils font le relevé des heures de fonctionnement) et surtout de ne pas arrêter le traitement sans avis médical.
Le chauffeur routier a pu prouver l'utilisation de son appareil, même quand il dormait dans son camion poids-lourd. Le médecin traitant a confirmé le bienfait de cette prise en charge des apnées. Le médecin du travail, au vue de ces informations, lui a accordé le droit de reprendre son travail.

Surprime d'assurance

Question : " Je suis appareillé depuis deux ans environ. Je suis sur le point de souscrire un prêt immobilier. Après déclaration du syndrome à la compagnie d'assurance, celle-ci double ma prime, en excluant le risque d'incapacité totale de travail. Avez-vous des informations ou des expériences dans ce domaine ? ".
Réponse : La décision des compagnies d'assurance d'accorder leurs garanties repose essentiellement sur le questionnaire de santé. La loi du 31 décembre 1989 impose aux assureurs de formuler clairement et précisément leurs questions. L'assuré ne doit répondre qu'aux questions posées. Il doit y répondre avec sincérité.

L'une des questions posées est : " Avez-vous une anomalie corporelle, une maladie chronique ou une affection chronique, quelle qu'elle soit nécessitant un suivi médical ? ".Pour nous, apnéiques appareillés, la réponse est positive.

En cas de réponses positives à une ou plusieurs questions, l'assureur peut refuser ou proposer un formulaire médical plus détaillé, voire une visite ou des examens médicaux complémentaires.

Selon les réponses fournies, l'assureur peut adopter quatre attitudes différentes :

  • assurer la personne au tarif normal
  • assurer la personne mais en demandant une surprime
  • assurer la personne mais en excluant certaines maladies (avec leurs conséquences), maladies dont souffraient la personne au moment du contrat
  • refuser de garantir la personne

Pour l'assuré, il ne faut surtout pas dissimuler d'informations importantes. La loi prévoit des sanctions en cas d'oubli ou de mensonge. Si l'assureur peut prouver que l'assuré a fait intentionnellement une fausse déclaration, il peut refuser toute indemnisation, voire même demander le remboursement d'indemnités déjà versées tout en conservant les cotisations payées.

La question posée par notre interlocuteur concerne l'obtention d'un prêt immobilier. Le refus d'assurer une personne peut l'empêcher d'acquérir un logement au moyen d'un prêt.

Par la Convention Bélorgey, signée le 19 septembre 2001 entre les pouvoirs publics et les assureurs, les personnes présentant un risque de santé aggravé (cancer, insuffisance respiratoire, diabète…) sont susceptibles d'être assurées dans le cadre d'un emprunt. Cette convention leur permet ainsi de souscrire un prêt immobilier ou professionnel garanti par une assurance jusqu'à 200.000 euros, sur une période maximum de douze ans. Ces personnes se verront nécessairement appliquer une surprime importante.

Nous avons conseillé à notre interlocuteur de faire jouer la concurrence entre les banques pour obtenir les meilleures conditions tout en sachant qu'une surprime peut être considérée comme étant la règle. Nous n'avons jamais rencontré le cas du cumul d'une surprime et d'une exclusion des conséquences d'une maladie comme l'apnée du sommeil.

 

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